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Le relief de lensemble du territoire du Parc écoforestier de Johnville, de même que celui de la région de Johnville, a été modelé par la dernière glaciation, dont on peut encore observer des signes tangibles aujourdhui. Un esker traverse le Parc à louest de la tourbière et traverse le village de Johnville. Il sagit de dépôts de sable, de gravier et de rochers qui forment de longs et sinueux bourrelets escarpés. Leur présence aurait concouru à la formation de la tourbière, en restreignant le drainage des terres situées au nord et à lest.
Le Parc écoforestier de Johnville recèle des écosystèmes rares pour la région : ce sont la tourbière et les étangs ombrotrophes. Ces milieux uniques constrastent fortement avec le paysage agro-forestier qui les entoure. Cela fait du Parc un îlot où l'on retrouve de nombreuses espèces de plantes et d'animaux qui sont complètement absentes des milieux voisins. Beaucoup de ces espèces, caractéristiques, se retrouvent davantage au nord, dans les grands domaines écologiques des forêts conifériennes, là où la majorité de la population a rarement la chance de se rendre.
Pour bien mesurer le caractère unique du site, mentionnons qu'on ne trouve des tourbières que sur moins de 1 % de la superficie des Appalaches. De surcroît, la plupart des tourbières sont complètement refermées par l'accumulation de matière organique partiellement décomposée (la tourbe), et peu d'entre-elles contiennent toujours des plans d'eau, comme c'est le cas pour la tourbière de Johnville.
La végétation de la tourbière de Johnville est particulièrement représentative des tourbières du haut bassin de la rivière Saint-François tout en étant celle qui présente la flore la plus diversifiée. On a compté jusquà maintenant 34 mousses et plus de 400 espèces de plantes vasculaires sur tout le territoire du Parc, desquelles 350 seraient indigènes. Certaines zones ont une valeur floristique et écologique élevée; c'est le cas notamment de la tourbière ouverte.
Pour sa part, la superficie boisée comporte des peuplements variés qui se succèdent au rythme des variations topographiques, une succession de buttes (esker) et de creux. On trouve des pessières à sphaignes typiques des tourbières, des cédrières humides, des prucheraies et des érablières rouges. Plusieurs plantations de plus de 50 ans sont présentes sur danciennes terres agricoles.
Le Parc écoforestier de Johnville est aussi lhabitat de nombreuses espèces fauniques. On y trouve abondance de libellules, de demoiselles et de papillons (voir la liste). Douze espèces de l'herpétofaune, dont 10 amphibiens et 2 reptiles y ont été inventoriées. Cest aussi un très bon site dobservation des oiseaux. On peut y voir notamment la Paruline à couronne rousse, le Bruant de Lincoln, le Busard Saint-Martin et plusieurs espèces de sauvagine. Les usagers du Parc croisent régulièrement des mammifères, qui y sont en grand nombre, comme lorignal, le cerf de Virginie, lours noir, le renard roux, le castor, le porc-épic, des petits rongeurs et plusieurs autres.

Jusqu'à maintenant, les inventaires de la flore et de la faune ont permis d'identifier trois espèces de plantes vasculaires et quatre espèces de vertébrés qui figurent sur les listes d'espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables. Il s'agit de la plathantère à gorge frangée, de Wolffia columbiana, de la dryoptère de Clinton, du campagnol-lemming de Cooper, du campagnol des rochers, de la chauve-souris cendrée et de la chauve-souris argentée. Nous avons également de bonnes indications à l'effet que la musaraigne pygmée serait présente sur le site.
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